Que Faire en Cas de Travaux Non Autorisés en Copropriété ?

Réponse rapide

Face à des travaux non autorisés en copropriété, signalez immédiatement au syndic et faites constater les travaux par huissier. Selon la gravité, le syndicat peut saisir le tribunal en référé pour arrêter les travaux en urgence. Le tribunal peut ordonner la remise en état aux frais du copropriétaire fautif, assortie d'astreintes. Les travaux affectant les parties communes ou la structure requièrent obligatoirement un vote en AG à la majorité de l'article 25 ou 26 selon leur nature.

1. Introduction au Problème

Les travaux non autorisés en copropriété constituent une violation grave des règles de vie collective et peuvent avoir des conséquences importantes sur la sécurité, la structure et la valeur de l'immeuble. Qu'il s'agisse de l'abattage d'un mur porteur, de la modification de l'aspect extérieur, de la création d'ouvertures non conformes ou de travaux affectant les parties communes, ces interventions nécessitent presque toujours une autorisation préalable.

La loi du 10 juillet 1965 et le règlement de copropriété encadrent strictement les travaux que peuvent réaliser les copropriétaires. Ces règles visent à protéger l'intérêt collectif, à préserver la solidité et la sécurité de l'immeuble, et à maintenir son harmonie architecturale. Le non-respect de ces règles expose le copropriétaire fautif à des sanctions pouvant aller jusqu'à la remise en état complète des lieux à ses frais.

Les différents types de travaux non autorisés

Les travaux illicites en copropriété prennent des formes variées, selon leur localisation et leur impact :

  • Travaux affectant la structure : abattage ou percement de murs porteurs, modification de planchers porteurs, suppression de poutres, création de trémies d'escalier. Ces travaux compromettent directement la solidité de l'immeuble et présentent des risques graves
  • Modifications des parties communes : création ou suppression de cloisons dans les parties communes, modifications des réseaux collectifs (eau, électricité, chauffage), appropriation de surfaces communes (création de placards, extension de balcons)
  • Travaux sur les parties communes à usage privatif : remplacement de fenêtres ou volets sans autorisation, modification de la façade (création d'ouvertures, pose de climatisation visible, installation d'antennes), changement de la couleur ou des matériaux de façade
  • Modifications affectant la destination de l'immeuble : transformation d'un local commercial en habitation ou inversement sans autorisation, création d'une activité professionnelle dans un immeuble à usage exclusivement résidentiel, aménagement de locaux techniques
  • Travaux créant des nuisances : installation de systèmes bruyants (pompes à chaleur, climatiseurs), travaux modifiant les écoulements d'eau ou créant des infiltrations chez les voisins, travaux générant des vibrations
  • Extensions et surélévations : création de vérandas, de balcons, d'extensions latérales, surélévation de toiture sans autorisation collective
  • Travaux sur les équipements collectifs : modification du système de chauffage collectif, intervention sur les colonnes montantes, modification des gaines techniques

Les enjeux et risques

Les travaux non autorisés présentent de multiples dangers et conséquences :

  • Risques structurels : fragilisation de l'immeuble, risques d'effondrement, fissures dans les murs, déstabilisation de la structure porteuse
  • Risques de sécurité : mise en danger des occupants et des voisins, risques d'incendie, non-conformité aux normes de sécurité
  • Dommages aux voisins : infiltrations d'eau, fissurations, nuisances sonores accrues, atteinte à la jouissance paisible
  • Dépréciation immobilière : baisse de la valeur des lots en raison de la non-conformité, difficultés lors de la revente
  • Responsabilité de la copropriété : engagement de la responsabilité collective en cas d'accident si le syndicat n'a pas agi
  • Problèmes d'assurance : refus de prise en charge en cas de sinistre lié aux travaux non conformes, résiliation possible des contrats d'assurance

Face à ces risques, la réaction doit être rapide et appropriée. Le syndic et les copropriétaires disposent de plusieurs moyens d'action pour faire cesser les travaux et obtenir la remise en état des lieux.

La distinction fondamentale : travaux privatifs ou affectant les parties communes

L'étendue des autorisations nécessaires dépend de la nature des travaux :

  • Travaux strictement privatifs : modifications intérieures n'affectant ni la structure, ni l'aspect extérieur, ni les parties communes. Ces travaux sont en principe libres, sauf disposition contraire du règlement de copropriété. Exemples : pose de cloisons légères, peintures intérieures, changement de revêtements de sol
  • Travaux nécessitant une autorisation de l'AG : tous travaux affectant les parties communes, les éléments d'équipement commun, la structure, l'aspect extérieur, ou la destination de l'immeuble. Ces travaux requièrent un vote en assemblée générale selon des règles de majorité spécifiques
  • Travaux nécessitant l'unanimité : certains travaux exceptionnels (changement de la destination de l'immeuble par exemple) peuvent requérir l'accord unanime de tous les copropriétaires

En cas de doute sur la nature d'un mur (porteur ou non), sur l'appartenance d'un élément (privatif ou commun), ou sur la nécessité d'une autorisation, il appartient au copropriétaire de solliciter l'avis d'un professionnel (architecte, bureau d'études) et du syndic avant d'entreprendre les travaux.

2. Cadre Juridique

Le cadre juridique applicable aux travaux en copropriété est établi par plusieurs textes complémentaires qui déterminent ce qui est autorisé, interdit, et les sanctions encourues en cas de violation.

Les travaux soumis à autorisation de l'assemblée générale

La loi impose un vote en assemblée générale pour plusieurs catégories de travaux, avec des règles de majorité différentes selon leur importance :

Travaux votés à la majorité de l'article 25 (majorité absolue)

Ces travaux requièrent la majorité de tous les copropriétaires (présents, représentés et absents) :

  • Travaux d'amélioration : installation d'ascenseurs, amélioration de l'isolation thermique, création de locaux vélos, installation de bornes électriques
  • Travaux sur les parties communes à jouissance privative : modification de fenêtres, volets, balcons, terrasses privatives
  • Autorisation à un copropriétaire : autorisation donnée à un copropriétaire de réaliser des travaux affectant les parties communes ou les parties communes à jouissance privative

Travaux votés à la majorité de l'article 26 (double majorité)

Ces travaux de grande envergure nécessitent la majorité des copropriétaires représentant au moins les deux tiers des voix :

  • Travaux de transformation : travaux modifiant substantiellement l'immeuble ou ses équipements
  • Surélévation de l'immeuble : construction d'étages supplémentaires
  • Construction de bâtiments nouveaux : édification de nouvelles constructions sur la parcelle
  • Aliénation de parties communes : vente de portions de parties communes

Si cette majorité n'est pas atteinte en première convocation, une seconde assemblée peut être organisée où la majorité de l'article 25 suffira (sauf pour l'aliénation de parties communes qui requiert toujours la double majorité).

Le règlement de copropriété : règles spécifiques

Le règlement de copropriété complète les dispositions légales et peut imposer des règles plus strictes :

  • Clauses sur l'aspect extérieur : obligation d'uniformité des menuiseries, des volets, des stores, interdiction de certains matériaux ou couleurs
  • Restrictions d'usage : interdiction de certaines activités professionnelles, restrictions sur les locations de courte durée, limitations sur la détention d'animaux
  • Normes techniques : exigences en matière d'isolation phonique, de ventilation, d'évacuation des eaux
  • Procédures d'autorisation : formalités spécifiques pour obtenir l'accord du syndic ou de l'AG

Les clauses du règlement de copropriété s'imposent à tous les copropriétaires et sont opposables aux acquéreurs successifs. Elles peuvent être plus contraignantes que la loi, mais jamais moins.

Les autorisations administratives obligatoires

Indépendamment de l'autorisation de la copropriété, certains travaux nécessitent des autorisations administratives :

  • Permis de construire : obligatoire pour les extensions supérieures à 20 m² (ou 40 m² en zone urbaine couverte par un PLU), les surélévations, les constructions nouvelles
  • Déclaration préalable : requise pour les travaux modifiant l'aspect extérieur (façades, toiture, menuiseries), les extensions de moins de 20 m², les clôtures
  • Autorisation de la copropriété d'abord : il est recommandé d'obtenir l'accord de l'AG avant de déposer la demande d'autorisation administrative, car le refus de la copropriété rend caduque le permis obtenu

L'absence d'autorisation administrative constitue une infraction au code de l'urbanisme, sanctionnée pénalement et pouvant donner lieu à une remise en état forcée par l'administration.

Les sanctions applicables aux travaux non autorisés

Le copropriétaire qui réalise des travaux sans autorisation s'expose à plusieurs types de sanctions :

Sanctions civiles

  • Arrêt immédiat des travaux : sur demande en référé du syndicat ou d'un copropriétaire, le juge peut ordonner l'arrêt immédiat des travaux en cours, sous astreinte
  • Remise en état des lieux : le tribunal peut ordonner la démolition ou la modification des travaux réalisés pour rétablir l'état antérieur, aux frais exclusifs du copropriétaire fautif. Cette sanction est fréquemment prononcée
  • Astreinte financière : pénalité quotidienne (100 à 500 € par jour) tant que la remise en état n'est pas effectuée
  • Dommages-intérêts : indemnisation du syndicat pour le préjudice collectif et des copropriétaires lésés pour leurs préjudices personnels (dépréciation de leur lot, troubles de jouissance)
  • Remboursement des frais de procédure : prise en charge des frais d'avocat, d'huissier, d'expertise engagés par le syndicat

Sanctions pénales

Dans certains cas graves, des sanctions pénales peuvent s'ajouter :

  • Mise en danger de la vie d'autrui : si les travaux créent un risque immédiat pour la sécurité des personnes (article 223-1 du Code pénal : un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende)
  • Infractions au code de l'urbanisme : construction sans permis, non-respect des autorisations (article L. 480-4 : jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 300 000 € d'amende)

La responsabilité du syndicat

Le syndicat des copropriétaires a l'obligation d'agir contre les travaux non autorisés :

  • Obligation de surveillance : le syndic doit veiller au respect du règlement de copropriété et signaler toute infraction à l'assemblée générale
  • Devoir d'agir : l'assemblée générale, informée de travaux irréguliers, doit voter l'engagement d'une action en justice. Le refus d'agir peut engager la responsabilité du syndicat
  • Prescription : l'action en démolition ou en remise en état se prescrit par 10 ans à compter de l'achèvement des travaux. Au-delà, les travaux sont régularisés de facto, sauf s'ils présentent un danger

Si le syndicat refuse d'agir malgré une demande motivée, tout copropriétaire peut saisir le tribunal pour l'y contraindre ou agir directement à titre personnel.

3. La Solution

Face à des travaux non autorisés en copropriété, une réaction rapide et méthodique est essentielle pour limiter les dégâts et préserver les droits de tous.

Étape 1 : Constatation et documentation immédiate

Dès que vous avez connaissance de travaux suspects ou manifestement irréguliers, il est crucial de constituer rapidement un dossier de preuves :

Faire constater les travaux par huissier

Le constat d'huissier est la preuve la plus solide :

  • Intervenir rapidement : idéalement pendant les travaux ou immédiatement après leur achèvement, avant que l'état des lieux ne soit modifié
  • Description précise : l'huissier documente l'état des lieux, photographie les travaux réalisés, décrit leur nature et leur ampleur
  • Plusieurs constats : si les travaux se poursuivent dans le temps, multiplier les constats pour documenter leur évolution
  • Coût : 200 à 400 € par constat, investissement rentable au regard des enjeux

Rassembler les preuves complémentaires

  • Photographies et vidéos : documenter visuellement l'état des lieux avant, pendant et après les travaux
  • Témoignages écrits : recueillir des attestations d'autres copropriétaires, du gardien, de visiteurs ayant constaté les travaux
  • Documents techniques : si possible, obtenir les plans de l'immeuble, le règlement de copropriété, les procès-verbaux d'AG pour prouver l'absence d'autorisation
  • Correspondances : conserver tous les échanges (courriers, emails, SMS) avec le copropriétaire concerné ou le syndic

Étape 2 : Signalement au syndic

Le syndic est le premier interlocuteur à alerter :

Courrier de signalement formel

Adressez au syndic un courrier recommandé avec accusé de réception contenant :

  • Description précise des travaux constatés (nature, localisation, dates)
  • Indication de l'absence d'autorisation apparente (vérification des procès-verbaux d'AG récentes)
  • Mention des risques identifiés (sécurité, solidité, nuisances)
  • Demande d'intervention urgente du syndic pour faire cesser les travaux
  • Copie des constats d'huissier et autres preuves rassemblées

Actions immédiates du syndic

Le syndic doit réagir rapidement :

  • Vérification : contrôler si une autorisation a effectivement été votée en AG (consultation des procès-verbaux)
  • Mise en demeure : si aucune autorisation n'existe, adresser immédiatement une mise en demeure au copropriétaire d'arrêter les travaux
  • Information du conseil syndical : saisir le conseil syndical pour décider des mesures d'urgence
  • Convocation d'une AG extraordinaire : si nécessaire, convoquer une assemblée générale extraordinaire pour voter une action en justice

Étape 3 : Tentative de régularisation amiable

Avant d'engager une procédure judiciaire coûteuse, une tentative de régularisation peut être envisagée si les travaux ne présentent pas de danger immédiat :

Conditions de la régularisation

  • Travaux techniquement acceptables : les travaux ne doivent pas compromettre la sécurité ou la solidité de l'immeuble
  • Conformité au règlement : les travaux doivent pouvoir être mis en conformité avec le règlement de copropriété
  • Obtention des autorisations a posteriori : le copropriétaire s'engage à soumettre les travaux au vote de l'AG et à obtenir les autorisations administratives manquantes
  • Prise en charge des frais : le copropriétaire assume tous les frais de la régularisation (constat, expertise, frais d'avocat du syndicat)

Procédure de régularisation

  • Expertise technique : faire réaliser une expertise par un bureau d'études ou un architecte pour vérifier que les travaux ne présentent pas de danger
  • Inscription à l'ordre du jour de l'AG : soumettre une demande d'autorisation a posteriori en assemblée générale
  • Vote de l'AG : les copropriétaires votent selon la majorité requise (article 25 ou 26 selon la nature des travaux)
  • Mise en conformité : si l'autorisation est accordée sous conditions, le copropriétaire effectue les travaux de mise en conformité

La régularisation n'est possible que si les travaux sont régularisables. Les travaux affectant gravement la structure ou violant manifestement le règlement ne peuvent généralement pas être régularisés.

Étape 4 : Référé d'urgence pour arrêter les travaux

Si les travaux sont en cours et présentent un danger ou si le copropriétaire refuse d'arrêter, une action en référé s'impose :

Conditions du référé

  • Urgence caractérisée : risque immédiat pour la sécurité, la solidité de l'immeuble, ou préjudice irréversible
  • Trouble manifestement illicite : violation évidente du règlement de copropriété ou de la loi
  • Absence d'autorisation : preuve que les travaux n'ont pas été autorisés par l'AG

Procédure de référé

  • Vote en AG : l'assemblée générale vote l'engagement de l'action en référé à la majorité de l'article 25
  • Assignation : le syndic, représentant le syndicat, assigne le copropriétaire devant le juge des référés
  • Audience rapide : l'audience se tient généralement dans les 7 à 15 jours suivant l'assignation
  • Ordonnance : le juge rend une ordonnance exécutoire immédiatement, ordonnant l'arrêt des travaux sous astreinte

Exemple d'ordonnance : "Ordonne à M. X de cesser immédiatement tous travaux dans son appartement, sous astreinte de 500 € par jour de retard à compter de la signification de la présente ordonnance."

Étape 5 : Action au fond pour la remise en état

Une action au fond est nécessaire pour obtenir une décision définitive et la remise en état :

Procédure au fond

  • Vote en AG : autorisation par l'assemblée générale d'engager l'action au fond
  • Assignation devant le tribunal judiciaire : procédure contradictoire avec échange de conclusions
  • Expertise judiciaire : le tribunal ordonne fréquemment une expertise pour évaluer la nature des travaux, leur impact, et les modalités de remise en état
  • Délai de jugement : 12 à 24 mois selon la complexité du dossier

Demandes au tribunal

Le syndicat peut formuler plusieurs demandes cumulatives :

  • Démolition et remise en état : retour à l'état antérieur aux frais exclusifs du copropriétaire fautif
  • Astreinte définitive : pénalité par jour de retard pour contraindre à l'exécution (200 à 1 000 € par jour)
  • Dommages-intérêts : indemnisation du préjudice collectif (5 000 à 50 000 € selon la gravité)
  • Remboursement des frais : prise en charge des honoraires d'avocat, frais d'huissier, d'expertise
  • Publication du jugement : affichage dans les parties communes

Étape 6 : Exécution de la décision

Une fois le jugement obtenu, son exécution doit être assurée :

  • Signification du jugement : notification par huissier au copropriétaire condamné
  • Délai d'exécution : le jugement fixe généralement un délai pour procéder à la remise en état (3 à 6 mois selon l'ampleur)
  • Surveillance de l'exécution : vérifier que les travaux de remise en état sont bien réalisés
  • Liquidation de l'astreinte : si le copropriétaire ne s'exécute pas dans le délai, saisir le juge pour liquider l'astreinte
  • Exécution forcée : si le copropriétaire reste inerte, le syndicat peut faire réaliser les travaux par une entreprise et en réclamer le coût au copropriétaire

Cas particuliers

Travaux achevés depuis longtemps

Si les travaux sont anciens :

  • Prescription : l'action se prescrit par 10 ans à compter de l'achèvement des travaux
  • Exception pour les travaux dangereux : les travaux compromettant la solidité ou la sécurité peuvent être remis en cause même après 10 ans
  • Régularisation possible : si les travaux sont techniquement acceptables, une régularisation a posteriori peut être envisagée

Copropriétaire insolvable

Si le copropriétaire condamné est insolvable :

  • Le syndicat peut faire réaliser les travaux et inscrire une hypothèque sur le lot pour garantir la créance
  • En cas de vente ultérieure, la créance sera payée prioritairement sur le prix de vente
  • Les autres copropriétaires ne doivent pas supporter le coût de la remise en état

4. Points Clés à Retenir

  • Autorisation obligatoire : tous travaux affectant les parties communes, la structure, l'aspect extérieur ou la destination de l'immeuble nécessitent une autorisation de l'assemblée générale à la majorité de l'article 25 ou 26.
  • Réaction immédiate : dès la découverte de travaux non autorisés, signalez au syndic et faites constater les faits par huissier. La rapidité est essentielle pour limiter les dégâts.
  • Référé d'urgence : en cas de danger ou de travaux en cours, le syndicat peut obtenir en quelques jours l'arrêt immédiat des travaux sous astreinte par le juge des référés.
  • Remise en état systématique : les tribunaux ordonnent quasi-systématiquement la démolition et la remise en état des travaux non autorisés, sauf régularisation possible et acceptée par l'AG.
  • Astreintes dissuasives : les astreintes prononcées (200 à 1 000 € par jour) sont suffisamment élevées pour contraindre le copropriétaire fautif à s'exécuter rapidement.
  • Prescription de 10 ans : l'action en remise en état se prescrit par 10 ans à compter de l'achèvement des travaux, sauf pour les travaux dangereux qui restent contestables au-delà.
  • Coûts à la charge du fautif : tous les frais (expertise, avocat, huissier, travaux de remise en état) sont supportés par le copropriétaire qui a réalisé les travaux sans autorisation.
  • Obligation d'agir du syndicat : le syndicat a le devoir d'agir contre les travaux irréguliers. Son inaction peut engager sa responsabilité envers les autres copropriétaires.

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